La politique et la jeunesse: une antonymie?

Depuis quelques temps dans les grands médias de masse, on nous assomme, les jeunes,  à coup de politique, du sens du devoir. Le Québec maintenant conscient du besoin de relève, lorsque la génération la plus vieille s’éteindra, interpelle les jeunes à s’investir dans la société ainsi que dans la politique. Pauline Marois veut instaurer le vote à 16 ans, Léo Bureau-Blouin ,le plus jeune député de l’histoire du Québec, incite les jeunes avec passion, à se lancer avec lui dans la merveilleuse aventure de la politique québécoise.

Pourtant plus de 70% des jeunes trouvent la politique ennuyeuse sans aucun attrait. Pour eux c’est un domaine pour les ‘’ vieux ‘’. C’est archaïque, ne va pas avec l’époque actuelle. C’est un ramassis de discours les plus étranges et incompréhensibles les uns des autres, qui ne serait réservé que pour ceux ayant reçu une éducation supérieure ou des générations précédentes. Lorsque l’on survole la politique vaguement dans les écoles, les jeunes griffonnent, envoient des textos ou se plongent dans un sommeil profond et réparateur. La politique est comme une secte qui n’a rien de stimulant, d’allumant à leur goût donc elle ne figure pas dans leurs préoccupations.

Il y a aussi le 10% qui disent que l’on vit dans un monde sans réelle démocratie, que la politique n’est pas là pour l’intérêt des gens, mais pour faire de l’argent. Ils pointent du doigt la corruption, l’affaire Charest / Desmarais, la commission Charbonneau,  l’amitié de Harper avec les industries pétrolières, Pauline Marois qui recule … Ce sont des libres penseurs qui croient en un avenir meilleur sans tout le faux semblant qu’accompagne la politique. Les principes ne sont pas défendus dans l’Assemblée Nationale mais, mis en monnaie. Ils veulent une éducation meilleure, plus accessible, un meilleur système de santé qui ne profite pas du patient, ils veulent que le gouvernement investissent dans les énergies renouvelables et que celui-ci cessent d’abuser des ressources naturelles pour montrer que le Québec est puissant et est capable de faire de l’argent. La scène gouvernementale est comme une scène de théâtre comparée même bien souvent aux téléréalités américaines, ce qui est loin d’être un compliment.

Maintenant on parle d’instaurer le vote à 16 ans, mais les jeunes sont clairs, soit ils n’iront pas voter, soit ils auront voté selon les idées politiques qui circulent dans leur famille. La politique n’ayant aucun attrait, le vote à 16 ans reste une mauvaise idée qui ne colle pas avec notre système actuel. L’idée ne colle pas avec la jeunesse, on peut même considérer politique et jeunesse dans plusieurs cas comme des antonymes. Deux mots qui n’ont rien à faire ensemble. Pourtant, dans ses discours, Léo Bureau-Blouin parle de l’importance des jeunes dans la société. L’importance de leur implication et de prendre la relève. Comment une masse de 16 à 35 ans, qui ne s’intéressent pas à la politique ou qui sont contre, peuvent prendre la relève? Les jeunes n’ont-ils point de valeur, ou des principes à défendre? Bien au contraire, nous sommes dans une génération de désir de changement. Une génération qui voit que le monde dans lequel nous vivons est inadéquat, une génération désireuse de changer les choses que soit au niveau santé, éducation, environnement etc. Une génération prête à défendre ses valeurs comme nous avons pu le voir avec le printemps érable, Idle No More et les nombreux soulèvements qui ont fait le tour des médias québécois et même de la planète. Reste que le manque d’attrait à la politique et la conviction que la politique ne travaille pas avec le citoyen, mais contre, demeurent des pensées bien ancrées.

Comment changer cela? En imposant un cours politique au secondaire? En adoptant une loi permettant à 16 ans d’aller voter?

Peut-être serait-ce en incluant les jeunes, ne laissant pas la politique comme un sujet préhistorique entre les mains de vieilles générations et cessant de prendre les jeunes comme des bibelots ou pantins politique? Peut-être en ayant de la transparence, chose que l’on trouve rarement dans les systèmes politiques? Peut-être en ayant des leaders, qui ne disent pas une chose comme Marois pour reculer le lendemain? Peut-être en allant chercher les jeunes avec des sujets qui leur tiennent à cœur, qui viennent les chercher? Peut-être simplement en démontrant une once de respect envers les jeunes, enseignement supérieur ou pas, ferait déjà une différence …

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Une réponse à “La politique et la jeunesse: une antonymie?

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