Le SPVM et Alain Magoire – Et si?

Alain Magloire, itinérant souffrant de problèmes mentaux a été abattu par les policiers plus tôt cette semaine. Dépeint par LaPresse comme un père de famille, diplômé en biochimie à l’UQAM ayant commencé à mal tourner après avoir consommé une drogue de synthèse quelque part au début des années 2000.1 Comme à chaque fois, des questions planent : aurait-on pu l’éviter ? Était-il réellement dangereux ? Les policiers sont-ils bien formés pour ce genre de situation ?

Ce sont des questions légitimes à se poser lorsqu’il y a mort d’homme. Le vrai problème serait si en tant que société on ne s’en posait pas. L’autre problème est qu’on a jamais de réelles réponses. Comme d’habitude, la SQ enquêtera sur les agissements du SPVM et vice-versa. D’ici quelques jours, on en entendra plus parler. Dans quelques semaines, ils sortiront un communiqué où le rapport de l’enquête dira qu’il n’y avait pas de fautes et que les policiers n’ont rient à se reprocher.

Comme d’habitude, le coroner revient à la charge avec sa recommandation de munir les policiers de tasers. Pourquoi on ne le fait pas ? Je ne le sais pas. Des problèmes de budget qu’ils disent, mais la sécurité des citoyens ne devrait-elle pas primer sur tout le reste ?

Toujours selon LaPresse, il s’avère qu’une jeune policière aurait trébuché près d’Alain et c’est craignant pour sa vie que son collègue aurait dégainé. 2 Le tout se passant dans un lapse de temps très court en plein centre-ville. Le chaos total, j’ose imaginer. La première chose que je me suis dite est : où était passé l’attirail qu’ils ont déployés tout au long du printemps dernier ? Le poivre de Cayenne, les bâtons télescopiques ? Bien sûr, ils sont humains comme vous et moi, mais eux, contrairement à nous, sont formés pour garder leur sang-froid et bien répondre à ce genre de situation.

Lundi, il y a eu mort d’homme et qui qu’on soit du plus grand criminel, en passant par les Alain Magloire ou même le pauvre innocent qui était au mauvais moment au mauvais endroit, personne ne mérite de mourir.

Et si les policiers du centre-ville étaient mieux formés pour gérer ce genre de cas ? Et si la policière n’avait pas trébuché là ? Et si on donnait des tasers à nos policiers ? Et si nos policiers n’étaient pas aussi jeunes ? Oui voilà mon vrai questionnement… Pourquoi sont-ils si jeunes ? Pensez-y, ils ont environ 17 ans quand ils commencent leur technique policière, finissent vers 20 ans et graduent de Nicolet vers 21 ans (gros max 23 ans pour ceux qui ont pris plus de temps). On leur donne une arme, une voiture et leur répète qu’ils sont responsables de faire régner l’ordre dans la ville et ils n’ont même pas encore 25 ans. Je suis présentement dans cette tranche d’âge et je ne pourrais prendre toute cette responsabilité.

Je sais qu’avec des « si » on referait le monde, mais je les énonce tout de même…

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Une réponse à “Le SPVM et Alain Magoire – Et si?

  1. Je ne crois pas que le problème soit tant la formation que les mentalités. Quand on entend dire un policier « on est les vidangeurs de la société » pendant qu’ils interpellent une itinénérante dont le seul crime était de fouiller dans les poubelles en face d’un Macdo, il y a lieu de s’interroger.

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